Participer à rendre visibles les œuvres littéraires numériques du Québec et d’ailleurs et imaginer le livre de demain, voilà ce à quoi s’attèle l’équipe du Carnet de la Fabrique du numérique. Coordonné par le pôle Québec de Littérature québécoise mobile, le Carnet présente de petits bijoux de fictions et d’édition comme il partage des ouvrages critiques portant sur le numérique.

Depuis son lancement le 8 septembre dernier, 20 auteurs et autrices – majoritairement des étudiant.es aux deuxième et troisième cycles – ont signé plus de 120 articles. Il faut les remercier : sans leur repérage, leur créativité et leur curiosité, le Carnet n’aurait jamais l’envergure qu’il a aujourd’hui.

Ensemble, nous avons produit des lectures d’œuvres littéraires numériques ou hybrides. Nous avons réfléchi au passage d’un médium à un autre ou aux nouveaux modèles économiques et avons résumé des textes critiques qui aident à penser les possibles de l’édition numérique. Nous sommes allés à la rencontre de maisons d’édition qui travaillent à renouveler l’idée même du livre et de la littérature. Pour approfondir les compétences des lecteurs et lectrices, nous avons réuni une boîte à outils impressionnante, servant tant à l’édition qu’à la confection de fictions bien ficelées. Pour cette section, nous devons souligner le travail de la doctorante Emmanuelle Lescouet, qui signe à elle seule 24 articles.

Un dialogue d’idées

À travers notre infolettre bimensuelle, nous avons fait dialoguer les textes dans des thématiques variées. À titre d’exemple, la bande dessinée numérique a permis de réfléchir aux usages que les bédéistes font des réseaux sociaux et à l’apport du public dans leur création. L’édition scientifique modifie ses façons de faire, sa chaîne éditoriale et son rapport avec la publication d’articles sous l’influence du numérique. La littérature audio se développe en balados, en livres audio et en fictions sonores.

Nous avons aussi mis à l’avant-plan le travail éditorial singulier de deux écrivaines par une série d’articles, allant d’un entretien, d’une lecture d’une œuvre à un article portant sur leurs outils de travail. Du côté de la France, c’est la pratique de Juliette Mézenc qui a été mise en lumière et, du côté du Québec, celle d’Audrée Wilhelmy.

De longs entretiens ont été menés par nos auteur.ices afin de profiter des savoirs et expertises d’éditeur.ices littéraires ou scientifiques, de créateur.ices, de chercheur.es. D’autres viendront au cours des prochaines saisons. Le milieu éditorial s’empare du numérique avec appétit!

Une petite pause avant de revenir en force

Nous ferons relâche cet été, le temps de cibler de nouvelles œuvres, de nouvelles maisons d’édition, de nouveaux ouvrages scientifiques. Les publications et infolettres reprendront dès la première semaine de septembre.

Vos suggestions sont plus que bienvenues! Même si nous gardons une spécialisation sur le Québec, à l’image de nos lecteurs et lectrices qui proviennent aussi de France, des États-Unis, de Chine, de Belgique ou encore de Suisse, nous sommes ouverts à découvrir le monde.

Par ailleurs, les pages du Carnet cherchent toujours de nouvelles plumes. N’hésitez pas à nous contacter pour découvrir comment y contribuer.

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